Pacte – Thèmes – Aménagement

L’urbanisation favorise aujourd’hui l’artificialisation des sols pourtant les sols ont un rôle important, celui de séquestrer du carbone. L’artificialisation croissante des sols entraîne de lourdes conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre de nos territoires. Par exemple, l’artificialisation d’un sol forestier ou agricole représentent respectivement une émission nette de 290 (+- 120) tonnes de CO2 ou 190 (+-80) tonnes de CO2 par hectare. 

Depuis 1981, l’augmentation des terres artificialisées est en moyenne de l’ordre de 60 000 hectares par an – soit un peu plus d’un millième du territoire. Ce rythme élevé d’artificialisation s’explique par la faible densification des nouvelles constructions, en particulier du logement individuel.

Au-delà des aspects carbone et climat, cette artificialisation des sols a des impacts majeurs sur la biodiversité, sur la fragmentation des écosystèmes et habitats naturels, sur le cycle de l’eau, la disponibilité des terres agricoles…

 

Les politiques d’aménagement et d’urbanisme tels que le SCoT, PLUI, PLU structurent les paysages de nos territoires mais également nos usages sur une dizaine d’années. Ces documents ont donc un enjeu clé au regard du changement climatique. Par exemple, la densification de l’habitat peut permettre la mise en place de réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables et des usages énergétiques plus sobres. Il est également dans l’intérêt de toutes et tous de favoriser une meilleure accessibilité et proximité des zones résidentielles et d’activités pour réduire notre facture énergétique et donc notre vulnérabilité sociale face à l’augmentation des coûts de cette énergie. Notre consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre qui en découlent dépendent fortement des politiques d’aménagement et d’urbanisme. 

 

Avec un rythme de développement (+ 2 % /an entre 1999 et 2009) supérieur à celui du département (+ 1,4 % / an), la CCPR connaît une démographie rapide. Cette croissance rappelle la nécessité, aujourd’hui, d’intégrer des outils concrets et ambitieux pour enclencher une transformation de nos territoires vis à vis des énergies fossiles, une ressource qui n’existera plus demain. 

 

Face à l’augmentation de la population, il s’agit de repenser l’urbanisme. Et de réfléchir à des aménagements qui respectent les principes du développement durable. Ils  doivent aider à réduire la consommation d’énergie, rendre l’air plus sain, préserver la biodiversité, réduire l’artificialisation des sols naturels et agricoles et la surchauffe urbaine, participer à la lutte du climat.