Pacte – Thèmes – Mobilité

Les émissions sont liées à la dépendance du mode routier, prédominant dans le transport de marchandises et de personnes, aux énergies fossiles.

En France, en 2012, le secteur des transports représentait 27,8% des émissions de gaz à effet de serre dont 92% sont imputables aux transports routiers et voitures.50% des émissions de GES de ce secteur sont générées par les véhicules individuels. Au niveau local, la mobilité est un secteur d’action prioritaire.

Lutter contre les changements climatiques à l’échelle locale passe nécessairement par une réduction des déplacements motorisés en ville. Il existe un gisement important de report modal vers la marche à pied, le vélo, et les transports en commun à l’échelle des courtes distances puisqu’en ville plus de la moitié des déplacements motorisés s’étendent sur moins de 3 km. Pour les plus longues distances, l’intermodalité, ou la possibilité de passer d’un mode de transport à un autre, est déterminante.

 

Les émissions de GES et les polluants atmosphériques sont respectivement responsables de deux phénomènes aux conséquences très différentes : le réchauffement de l’atmosphère bouleverse l’équilibre climatique et la pollution de l’air est une catastrophe sanitaire. Agir à la source permet donc d’améliorer la qualité de l’air au niveau local tout en ayant un impact global sur les changements climatiques.

Une politique globale de transports, axée sur le recul des déplacements motorisés et sur le développement des modes les plus respectueux de l’environnement comme les transports en commun, les mobilités actives, partagées est nécessaire.

De cet engagement au service de ce double objectif dépendra, pour une large part, le succès à court, moyen et long terme de la politique française de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’amélioration de la qualité de l’air. Cet engagement aura également une portée sur notre contribution à l’effort mondial pour enrayer les dérèglements climatique engagée lors de la COP21 à Paris.

Les collectivités territoriales ont donc une responsabilité particulière pour mieux réguler l’usage des véhicules motorisés et polluants qui causent de nombreuses nuisances en ville et pour libérer l’espace public, aujourd’hui fortement congestionné, au profit des autres usages et d’autres modes de transports.

Il n’y a aucune raison d’hésiter à agir. Les bénéfices à tirer d’une action ferme et ambitieuse en la matière sont multiples, tangibles et dépassent la sphère environnementale. À travers les retombées économiques locales, la baisse des nuisances sonores et visuelles et de la morbidité (asthme, bronchites, conjonctivites…) due à la pollution de l’air, l’amélioration de la sécurité routière et de la fluidité de circulation, c’est la qualité de vie dans son ensemble qui sortira renforcée de la mise en œuvre volontariste de l’éventail d’actions suggéré. Le coût de l’inaction sur le plan du climat et de la pollution de l’air est une incitation à agir supplémentaire pour les collectivités.

 

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